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===Texte 11 (partiel mi-semestre) : Fraude fiscale : peine de prison réduite pour Berlusconi===
Dans le cadre de l'affaire Mediaset, l'ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a été condamné en première instance vendredi à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale. Le Cavaliere a ensuite obtenu une remise de peine de trois ans en vertu d'une loi d'amnistie promulguée par le gouvernement de gauche en 2006 qui visait à réduire la surpopulation dans les prisons. Le tribunal de Milan lui interdit par ailleurs d'exercer un mandat public pendant cinq ans.
Silvio Berlusconi a dénoncé un «intolérable archarnement judiciaire. «C'est un jugement politique, incroyable et intolérable. C'est sans aucun doute un verdict politique comme sont politiques tous les procès inventés contre moi», a déclaré le Cavaliere.
En juin dernier, le parquet de Milan avait requis une peine de trois ans et huit mois contre Silvio Berlusconi. L'ancien président du Conseil, âgé de 76 ans, est accusé d'avoir artificiellement gonflé le prix des droits de diffusion de films américains, achetés par des sociétés écrans qui lui appartenaient, lors de leur revente à Mediaset, son empire audiovisuel. La justice lui reproche d'avoir fait de fausses déclarations pour échapper aux impôts. Grâce à ce système, il aurait réalisé un bénéfice de 250 millions d'euros. Silvio Berlusconi a la possibilité de faire appel de ce jugement dont le procès avait débuté en juillet 2006.
Berlusconi a été condamné avec trois autres personnes à verser 10 millions d'euros à titre d'avance au fisc italien. Au total, onze personnes étaient poursuivies, mais seules quatre, dont le Cavaliere, ont été condamnées. Les autres soit ont été acquittées, soit ont bénéficié de l'amnistie de 2006.
Silvio Berlusconi, qui a renoncé aux législatives jeudi, est poursuivi dans deux autres procès. Il est accusé de corruption de témoin dans l'affaire Mills pour avoir versé 600.000 dollars à son ancien avocat britannique David Mills, dans le but d'obtenir de faux témoignages dans plusieurs procès au cours des années 1990. Le parquet de Milan avait demandé une peine de cinq ans de prison en février 2012. Le Cavaliere est également jugé pour avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure marocaine, Ruby, entre janvier et mai 2010.
Jusqu'à présent condamné trois fois en première instance en 1997 et 1998 à six ans et cinq mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique, Silvio Berlusconi a depuis été acquitté ou a bénéficié de la prescription.
Adapté de //Le Figaro//, octobre 2012
Dans le cadre de l'affaire Mediaset, l'ancien chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a été condamné en première instance vendredi à quatre ans de prison ferme pour fraude fiscale. Le Cavaliere a ensuite obtenu une remise de peine de trois ans en vertu d'une loi d'amnistie promulguée par le gouvernement de gauche en 2006 qui visait à réduire la surpopulation dans les prisons. Le tribunal de Milan lui interdit par ailleurs d'exercer un mandat public pendant cinq ans.
Silvio Berlusconi a dénoncé un «intolérable archarnement judiciaire. «C'est un jugement politique, incroyable et intolérable. C'est sans aucun doute un verdict politique comme sont politiques tous les procès inventés contre moi», a déclaré le Cavaliere.
En juin dernier, le parquet de Milan avait requis une peine de trois ans et huit mois contre Silvio Berlusconi. L'ancien président du Conseil, âgé de 76 ans, est accusé d'avoir artificiellement gonflé le prix des droits de diffusion de films américains, achetés par des sociétés écrans qui lui appartenaient, lors de leur revente à Mediaset, son empire audiovisuel. La justice lui reproche d'avoir fait de fausses déclarations pour échapper aux impôts. Grâce à ce système, il aurait réalisé un bénéfice de 250 millions d'euros. Silvio Berlusconi a la possibilité de faire appel de ce jugement dont le procès avait débuté en juillet 2006.
Berlusconi a été condamné avec trois autres personnes à verser 10 millions d'euros à titre d'avance au fisc italien. Au total, onze personnes étaient poursuivies, mais seules quatre, dont le Cavaliere, ont été condamnées. Les autres soit ont été acquittées, soit ont bénéficié de l'amnistie de 2006.
Silvio Berlusconi, qui a renoncé aux législatives jeudi, est poursuivi dans deux autres procès. Il est accusé de corruption de témoin dans l'affaire Mills pour avoir versé 600.000 dollars à son ancien avocat britannique David Mills, dans le but d'obtenir de faux témoignages dans plusieurs procès au cours des années 1990. Le parquet de Milan avait demandé une peine de cinq ans de prison en février 2012. Le Cavaliere est également jugé pour avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure marocaine, Ruby, entre janvier et mai 2010.
Jusqu'à présent condamné trois fois en première instance en 1997 et 1998 à six ans et cinq mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique, Silvio Berlusconi a depuis été acquitté ou a bénéficié de la prescription.
Adapté de //Le Figaro//, octobre 2012
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===Texte 10: Marine Le Pen perd son procès en diffamation contre Eva Joly===
En visite à Hénin-Beaumont la semaine dernière, la candidate écologiste à la présidentielle avait affirmé que Marine Le Pen «mentait» en se présentant comme «la candidate du peuple» car elle était «née avec une cuillère en argent dans la bouche, elle vit dans un château et est héritière de son père milliardaire par un détournement de succession». Marine Le Pen avait immédiatement attaqué Eva Joly pour diffamation, et réclamait 20.000 euros de dommages et intérêts.
Eva Joly fait référence à un important héritage qu'a reçu dans les années 1970 Jean-Marie Le Pen. Un de ses amis, Hubert Lambert, mort à 42 ans sans enfant, lui avait légué une partie de sa fortune et la propriété de Montretout où réside aujourd'hui Marine Le Pen. Un des cousins d'Hubert Lambert, s'estimant lésé, avait songé lancer une action en justice contre Jean-Marie Le Pen, mais un arrangement entre les deux hommes avait été trouvé.
Lors de la première audience, lundi, le procureur de la République a estimé que les propos d'Eva Joly sur la fortune de la famille Le Pen visaient le père, et non la fille.
«C'est une décision logique, attendue», a commenté Me Joseph Breham, l'un des avocats du cabinet ayant défendu Eva Joly. Tout cela montre que Marine Le Pen est «l'instrument de son père et de la politique de son père», a-t-il ajouté, en se réjouissant qu'elle ait «échoué dans sa tentative d'instrumentalisation de la justice».
L'avocat de Marine Le Pen a annoncé qu'il ferait appel de cette décision, estimant que le tribunal «commettait une erreur de raisonnement».
Adapté de //Le Figaro,// avril 2012.
En visite à Hénin-Beaumont la semaine dernière, la candidate écologiste à la présidentielle avait affirmé que Marine Le Pen «mentait» en se présentant comme «la candidate du peuple» car elle était «née avec une cuillère en argent dans la bouche, elle vit dans un château et est héritière de son père milliardaire par un détournement de succession». Marine Le Pen avait immédiatement attaqué Eva Joly pour diffamation, et réclamait 20.000 euros de dommages et intérêts.
Eva Joly fait référence à un important héritage qu'a reçu dans les années 1970 Jean-Marie Le Pen. Un de ses amis, Hubert Lambert, mort à 42 ans sans enfant, lui avait légué une partie de sa fortune et la propriété de Montretout où réside aujourd'hui Marine Le Pen. Un des cousins d'Hubert Lambert, s'estimant lésé, avait songé lancer une action en justice contre Jean-Marie Le Pen, mais un arrangement entre les deux hommes avait été trouvé.
Lors de la première audience, lundi, le procureur de la République a estimé que les propos d'Eva Joly sur la fortune de la famille Le Pen visaient le père, et non la fille.
«C'est une décision logique, attendue», a commenté Me Joseph Breham, l'un des avocats du cabinet ayant défendu Eva Joly. Tout cela montre que Marine Le Pen est «l'instrument de son père et de la politique de son père», a-t-il ajouté, en se réjouissant qu'elle ait «échoué dans sa tentative d'instrumentalisation de la justice».
L'avocat de Marine Le Pen a annoncé qu'il ferait appel de cette décision, estimant que le tribunal «commettait une erreur de raisonnement».
Adapté de //Le Figaro,// avril 2012.
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===Texte 8: Dubaï dénonce une opération de faux passeports "à vaste échelle"===
Le chef de la police de Dubaï a accusé, mardi 9 mars, Israël d'organiser une « falsification à vaste échelle » des passeports de ressortissants occidentaux, affirmant que ses services avaient découvert récemment de nouveaux documents de voyage « manipulés ». « Je tire la sonnette d'alarme : Israël se livre à une opération de falsification à vaste échelle de passeports occidentaux. Le monde occidental doit s'opposer à ces pratiques sans précédent menées par un Etat », a déclaré le général Dhahi Khalfan.
Cette annonce intervient au lendemain de l'émission par Interpol de seize nouveaux avis de recherche dans l'affaire de l'assassinat en janvier à Dubaï d'un cadre du mouvement palestinien Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, qui porte à vingt-sept le nombre de ces demandes d'arrestation concernant des ressortissants britanniques, australiens, irlandais, français et un Allemand. La police de Dubaï, qui accuse le Mossad, le service de renseignements extérieur israélien, de cet assassinat, avait publié à la fin de février une liste de vingt-six suspects porteurs de vrais-faux passeports occidentaux, les suspects ayant usurpé les identités des détenteurs.
Le général Khalfan a indiqué que ses services avaient découvert depuis l'affaire Mabhouh « des dizaines de passeports qui ont été manipulés » de la même sorte en soumettant les Occidentaux arrivant à Dubaï à des contrôles plus stricts. Il a refusé de préciser la raison de l'arrivée à Dubaï des porteurs de ces passeports, laissant entendre qu'ils pourraient y être venus à des fins d'espionnage. « Je suis étonné par l'ampleur de ce phénomène, car nous découvrons chaque jour de nouveaux passeports falsifiés », a ajouté le général Khalfan, appelant les autres pays du Golfe à se montrer vigilants.
Adapté de //Le Monde//, septembre 2010
===Texte 9: Le difficile procès des Khmers rouges ===
Trente ans après le renversement du régime des Khmers rouges par les troupes vietnamiennes (7 janvier 1979) va enfin s’ouvrir à Phnom Penh le procès de quelques dirigeants, auprès des « Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens ». Cette juridiction au nom bizarre connut une gestation tortueuse, fruit d’un laborieux compromis. Un procès international eut été plus simple à mettre sur pied, et sans doute moins coûteux, mais aurait-il eu la même signification auprès des Cambodgiens ?
En revanche, une cour trop insérée dans l’appareil judiciaire (bien défaillant) du pays présentait un risque évident d’instrumentation par le gouvernement en place, lui-même largement issu du régime des Khmers rouges ou contaminé par eux. Au terme d’une politique d’amnistie et de ralliement menée au nom de la réconciliation nationale, au cours des années quatre-vingt-dix, l’actuelle classe dirigeante sesten effet peuplée d’anciens cadres Khmers rouges repentis.
Le Conseil suprême de la magistrature a donc sélectionné, sous l’égide de l’ONU, un tribunal mixte composé de dix-sept juges cambodgiens et de douze juges internationaux (notamment français), officiellement nommés le 4 mai 2006. Un an de négociations fut encore nécessaire pour s’accorder sur le texte de son règlement, conclu en juin 2007. Après quoi les co-procureurs de cette sorte de « justice internationale de proximité » identifièrent cinq dirigeants de haut rang encore vivants, et obtinrent rapidement leur incarcération.
Le soulagement de voir ce tribunal enfin près de siéger se mêle d’amertume et de déception : le procès vient si tard, et concerne si peu d’inculpés, cinq vieillards ! Pol Pot, détenu quelques mois par ses pairs dans un camp des Khmers rouges à la suite d’un procès expéditif, mourut le 15 avril 1998 pour solde de tout compte ; Ta Mok « le boucher », placé en détention provisoire depuis mars 1999, s’éteignit le 21 juillet 2006 sans être autrement inquiété. Depuis le 7 décembre 2006, les CETC accueillent les plaintes des victimes des Khmers rouges.
Adapté de //La Croix//, janvier 2013
Le chef de la police de Dubaï a accusé, mardi 9 mars, Israël d'organiser une « falsification à vaste échelle » des passeports de ressortissants occidentaux, affirmant que ses services avaient découvert récemment de nouveaux documents de voyage « manipulés ». « Je tire la sonnette d'alarme : Israël se livre à une opération de falsification à vaste échelle de passeports occidentaux. Le monde occidental doit s'opposer à ces pratiques sans précédent menées par un Etat », a déclaré le général Dhahi Khalfan.
Cette annonce intervient au lendemain de l'émission par Interpol de seize nouveaux avis de recherche dans l'affaire de l'assassinat en janvier à Dubaï d'un cadre du mouvement palestinien Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, qui porte à vingt-sept le nombre de ces demandes d'arrestation concernant des ressortissants britanniques, australiens, irlandais, français et un Allemand. La police de Dubaï, qui accuse le Mossad, le service de renseignements extérieur israélien, de cet assassinat, avait publié à la fin de février une liste de vingt-six suspects porteurs de vrais-faux passeports occidentaux, les suspects ayant usurpé les identités des détenteurs.
Le général Khalfan a indiqué que ses services avaient découvert depuis l'affaire Mabhouh « des dizaines de passeports qui ont été manipulés » de la même sorte en soumettant les Occidentaux arrivant à Dubaï à des contrôles plus stricts. Il a refusé de préciser la raison de l'arrivée à Dubaï des porteurs de ces passeports, laissant entendre qu'ils pourraient y être venus à des fins d'espionnage. « Je suis étonné par l'ampleur de ce phénomène, car nous découvrons chaque jour de nouveaux passeports falsifiés », a ajouté le général Khalfan, appelant les autres pays du Golfe à se montrer vigilants.
Adapté de //Le Monde//, septembre 2010
===Texte 9: Le difficile procès des Khmers rouges ===
Trente ans après le renversement du régime des Khmers rouges par les troupes vietnamiennes (7 janvier 1979) va enfin s’ouvrir à Phnom Penh le procès de quelques dirigeants, auprès des « Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens ». Cette juridiction au nom bizarre connut une gestation tortueuse, fruit d’un laborieux compromis. Un procès international eut été plus simple à mettre sur pied, et sans doute moins coûteux, mais aurait-il eu la même signification auprès des Cambodgiens ?
En revanche, une cour trop insérée dans l’appareil judiciaire (bien défaillant) du pays présentait un risque évident d’instrumentation par le gouvernement en place, lui-même largement issu du régime des Khmers rouges ou contaminé par eux. Au terme d’une politique d’amnistie et de ralliement menée au nom de la réconciliation nationale, au cours des années quatre-vingt-dix, l’actuelle classe dirigeante sesten effet peuplée d’anciens cadres Khmers rouges repentis.
Le Conseil suprême de la magistrature a donc sélectionné, sous l’égide de l’ONU, un tribunal mixte composé de dix-sept juges cambodgiens et de douze juges internationaux (notamment français), officiellement nommés le 4 mai 2006. Un an de négociations fut encore nécessaire pour s’accorder sur le texte de son règlement, conclu en juin 2007. Après quoi les co-procureurs de cette sorte de « justice internationale de proximité » identifièrent cinq dirigeants de haut rang encore vivants, et obtinrent rapidement leur incarcération.
Le soulagement de voir ce tribunal enfin près de siéger se mêle d’amertume et de déception : le procès vient si tard, et concerne si peu d’inculpés, cinq vieillards ! Pol Pot, détenu quelques mois par ses pairs dans un camp des Khmers rouges à la suite d’un procès expéditif, mourut le 15 avril 1998 pour solde de tout compte ; Ta Mok « le boucher », placé en détention provisoire depuis mars 1999, s’éteignit le 21 juillet 2006 sans être autrement inquiété. Depuis le 7 décembre 2006, les CETC accueillent les plaintes des victimes des Khmers rouges.
Adapté de //La Croix//, janvier 2013
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===Texte 7: Une vague de violence fait 55 morts en une semaine à Sao Paulo===
Au moins huit personnes ont été tuées par balle dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 novembre dans la région de Sao Paulo, a annoncé un porte-parole de la sécurité publique. Le bilan des violences qui ensanglantent depuis une semaine les quartiers nord de la capitale économique du Brésil s'élève à 55 morts.
La presse brésilienne fait état de neuf morts victimes d'attaques de criminels ou d'échanges de tirs avec la police, mais un porte-parole du secrétariat à la sécurité publique de l'Etat de Sao Paulo en a confirmé "huit seulement". Les autorités semblent incapables de contenir cette vague de violence, et ce, malgré un plan d'action de lutte contre la criminalité annoncé mardi par le gouvernement fédéral. Les spécialistes de la violence urbaine au Brésil attribuent les événements de cette semaine au groupe criminel connu sous le nom de Primeiro Comando da Capital (PCC) et aux représailles de la police.
Depuis janvier, près d'une centaine de policiers ont été tués dont 90 membres de la police militaire, chargée du maintien de l'ordre. Près de la moitié d'entre eux auraient été exécutés sur ordre du PCC. Le gouvernement fédéral et les autorités de l'Etat de Sao Paulo ont annoncé en début de semaine la création d'une agence d'action intégrée des différentes polices pour combattre le crime organisé. Ils ont aussi décidé de transférer des détenus du PPC dans des prisons de sécurité maximum hors de l'Etat de Sao Paulo.
Adapté du //Monde//, novembre 2012
Au moins huit personnes ont été tuées par balle dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 novembre dans la région de Sao Paulo, a annoncé un porte-parole de la sécurité publique. Le bilan des violences qui ensanglantent depuis une semaine les quartiers nord de la capitale économique du Brésil s'élève à 55 morts.
La presse brésilienne fait état de neuf morts victimes d'attaques de criminels ou d'échanges de tirs avec la police, mais un porte-parole du secrétariat à la sécurité publique de l'Etat de Sao Paulo en a confirmé "huit seulement". Les autorités semblent incapables de contenir cette vague de violence, et ce, malgré un plan d'action de lutte contre la criminalité annoncé mardi par le gouvernement fédéral. Les spécialistes de la violence urbaine au Brésil attribuent les événements de cette semaine au groupe criminel connu sous le nom de Primeiro Comando da Capital (PCC) et aux représailles de la police.
Depuis janvier, près d'une centaine de policiers ont été tués dont 90 membres de la police militaire, chargée du maintien de l'ordre. Près de la moitié d'entre eux auraient été exécutés sur ordre du PCC. Le gouvernement fédéral et les autorités de l'Etat de Sao Paulo ont annoncé en début de semaine la création d'une agence d'action intégrée des différentes polices pour combattre le crime organisé. Ils ont aussi décidé de transférer des détenus du PPC dans des prisons de sécurité maximum hors de l'Etat de Sao Paulo.
Adapté du //Monde//, novembre 2012
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===Texte 6: Pékin face aux torches humaines de la colère===
Les forces anti-émeutes chinoises montent au front avec dans leur arsenal d'inhabituels engins. Dans le froid matin des montagnes du Gansu, les hommes des unités spéciales de la PAP (Police armée populaire) se rassemblent dans l'arrière-cour d'un hôtel transformé en bivouac. S'ils arborent la tenue camouflée habituelle, les casques à visière et les longues matraques, ils portent aussi de gros extincteurs rouges.
Dans cette région à peuplement tibétain, «l'ennemi» auquel ils sont confrontés ne vise que lui-même. Il s'agit de ces moines qui s'immolent par dizaines, en un mode de protestation devant lequel l'appareil répressif chinois se trouve bien impuissant.
La ville de Xiahe est en état de siège. À chaque entrée de la ville qui abrite le grand monastère de Labrang, de solides barrages contrôlent les accès. Des unités de policiers et des forces spéciales veillent derrière des murs de grillage mobiles. Ils sont aussi postés en masse au bout du kora, le chemin circulaire où les pèlerins viennent faire tourner un millier de moulins à prières.
Si l'ambiance est si tendue, c'est parce que ces deux dernières semaines, au moins cinq Tibétains se sont donné la mort par le feu dans l'enceinte du monastère ou les environs. «Nous sommes à nouveau sous forte pression et tout le monde vit dans la peur, confie un habitant de la ville, pour tenter de contrôler ces suicides, la police fait maintenant appel à la délation contre de l'argent.»
Les sommes d'argent offertes aux mouchards sont de 50.000 yuans (6000 euros) pour les incidents planifiés. Pour les «instigateurs cachés» d'actes ayant déjà eu lieu, elles peuvent monter à 200.000 yuans (24.000 euros). Les autorités chinoises sont persuadées que des «mains noires» organisent cette vague de tragique contestation.
Les forces anti-émeutes chinoises montent au front avec dans leur arsenal d'inhabituels engins. Dans le froid matin des montagnes du Gansu, les hommes des unités spéciales de la PAP (Police armée populaire) se rassemblent dans l'arrière-cour d'un hôtel transformé en bivouac. S'ils arborent la tenue camouflée habituelle, les casques à visière et les longues matraques, ils portent aussi de gros extincteurs rouges.
Dans cette région à peuplement tibétain, «l'ennemi» auquel ils sont confrontés ne vise que lui-même. Il s'agit de ces moines qui s'immolent par dizaines, en un mode de protestation devant lequel l'appareil répressif chinois se trouve bien impuissant.
La ville de Xiahe est en état de siège. À chaque entrée de la ville qui abrite le grand monastère de Labrang, de solides barrages contrôlent les accès. Des unités de policiers et des forces spéciales veillent derrière des murs de grillage mobiles. Ils sont aussi postés en masse au bout du kora, le chemin circulaire où les pèlerins viennent faire tourner un millier de moulins à prières.
Si l'ambiance est si tendue, c'est parce que ces deux dernières semaines, au moins cinq Tibétains se sont donné la mort par le feu dans l'enceinte du monastère ou les environs. «Nous sommes à nouveau sous forte pression et tout le monde vit dans la peur, confie un habitant de la ville, pour tenter de contrôler ces suicides, la police fait maintenant appel à la délation contre de l'argent.»
Les sommes d'argent offertes aux mouchards sont de 50.000 yuans (6000 euros) pour les incidents planifiés. Pour les «instigateurs cachés» d'actes ayant déjà eu lieu, elles peuvent monter à 200.000 yuans (24.000 euros). Les autorités chinoises sont persuadées que des «mains noires» organisent cette vague de tragique contestation.
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===Texte 5: Les Argentins en ont assez de Cristina Kirchner===
Les Argentins se sont largement mobilisés jeudi dans la soirée pour dire leur lassitude et leur colère contre leur présidente, Cristina Fernandez de Kirchner, réélue à la tête du pays avec 54 % des voix il y a à peine un an.
Ils étaient plusieurs centaines de milliers pour dire «basta» à la violence, à la corruption, à l'inflation et pour demander le respect de la Constitution et de la liberté. Des députés, partisans de Kirchner, ne cachent plus leur volonté de changer la Constitution pour permettre à la présidente de se présenter une troisième fois en 2015. Pourtant, la santé de Cristina Kirchner est fragile.
Les manifestants, pour la plupart issus de la classe moyenne, sont descendus dans la rue en masse surtout pour dénoncer les difficultés de la vie quotidienne. Un contrôle strict des changes a, par exemple, été institué cette année, qui complique tout déplacement à l'extérieur du pays. Ce mécontentement est largement relayé et entretenu par le plus grand groupe de médias du pays, le conglomérat Clarin. Une «loi des médias» a été votée pour limiter la concentration dans ce secteur.
Dans Buenos Aires, une campagne de propagande intitulée «Démocratie ou corporations» a été déployée pour convaincre la population du bien-fondé de ce texte. Les partisans de Cristina Kirchner espèrent, eux, organiser une grande manifestation le 10 décembre pour montrer que la présidente bénéficie toujours d'un soutien populaire. Ce sera aussi une réponse à la manifestation du 8 novembre. Selon les sondages, Cristina Kirchner ne bénéficie plus que de 36 % d'opinions favorables chez les Argentins sans que cela profite à l'opposition, dont l'image dans l'opinion demeure très négative.
Adapté du //Figaro//, novembre 2012
Les Argentins se sont largement mobilisés jeudi dans la soirée pour dire leur lassitude et leur colère contre leur présidente, Cristina Fernandez de Kirchner, réélue à la tête du pays avec 54 % des voix il y a à peine un an.
Ils étaient plusieurs centaines de milliers pour dire «basta» à la violence, à la corruption, à l'inflation et pour demander le respect de la Constitution et de la liberté. Des députés, partisans de Kirchner, ne cachent plus leur volonté de changer la Constitution pour permettre à la présidente de se présenter une troisième fois en 2015. Pourtant, la santé de Cristina Kirchner est fragile.
Les manifestants, pour la plupart issus de la classe moyenne, sont descendus dans la rue en masse surtout pour dénoncer les difficultés de la vie quotidienne. Un contrôle strict des changes a, par exemple, été institué cette année, qui complique tout déplacement à l'extérieur du pays. Ce mécontentement est largement relayé et entretenu par le plus grand groupe de médias du pays, le conglomérat Clarin. Une «loi des médias» a été votée pour limiter la concentration dans ce secteur.
Dans Buenos Aires, une campagne de propagande intitulée «Démocratie ou corporations» a été déployée pour convaincre la population du bien-fondé de ce texte. Les partisans de Cristina Kirchner espèrent, eux, organiser une grande manifestation le 10 décembre pour montrer que la présidente bénéficie toujours d'un soutien populaire. Ce sera aussi une réponse à la manifestation du 8 novembre. Selon les sondages, Cristina Kirchner ne bénéficie plus que de 36 % d'opinions favorables chez les Argentins sans que cela profite à l'opposition, dont l'image dans l'opinion demeure très négative.
Adapté du //Figaro//, novembre 2012
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===Texte 4: Un impôt minimum pour les sociétés : les libéraux grincent des dents===
Les discussions sur le budget se poursuivent ce mercredi. Avec chaque jour, une nouvelle idée de taxation ou d’économie. Nous révélions la dernière en date ce mercredi : l’instauration d’une taxe minimale pour les entreprises qui font de gros bénéfices mais ne paient pas ou peu d’impôts. Une proposition qui n’enchante pas les partis libéraux qui estiment que la priorité est ailleurs : réaliser des économies dans les dépenses.
Pour rappel, selon nos informations, le gouvernement songe sérieusement à augmenter l’imposition des entreprises qui font de gros bénéfices mais ne paient pas ou peu d’impôts. La mesure déposée sur la table du conclave budgétaire par le parti socialiste prévoit un impôt minimal de 12,5 %, sur une base taxable dont les détails doivent encore être fixés. La mesure rapporterait au moins 150 millions d’euros par an.
Mais pour le vice-premier ministre VLD Alexander De Croo, « en ces temps économiques difficiles, ce ne sont pas de nouveaux impôts qui vont nous aider » à redresser la situation. « Les priorités sont ailleurs, réaliser des économies dans les dépenses, prendre des mesures anticrise », a-t-il indiqué à son arrivée à la réunion du Comité ministériel restreint.
Même son de cloche du côté de son homologue au MR, Didier Reynders selon qui « on est occupé avec les mesures d’économies dans les dépenses, il faut poursuivre le travail ». Au-delà, « il existe d’autres pistes comme la régularisation fiscale », a-t-il poursuivi devant le Lambermont avant de conclure : au final, « on pourra examiner d’autres pistes comme des mesures fiscales mais maintenant c’est trop tôt ».
Commentant les pistes de taxation sur la table, Joëlle Milquet (CDH) a pour sa part estimé qu’il fallait veiller à « un équilibre entre les revenus du travail et ceux du capital ». Laurette Onkelinx (PS) a souligné que de « nouveaux revenus » devaient contribuer à alimenter les ressources de l’Etat.
Adapté de //Le Soir// (Belgique), Nov. 7
Les discussions sur le budget se poursuivent ce mercredi. Avec chaque jour, une nouvelle idée de taxation ou d’économie. Nous révélions la dernière en date ce mercredi : l’instauration d’une taxe minimale pour les entreprises qui font de gros bénéfices mais ne paient pas ou peu d’impôts. Une proposition qui n’enchante pas les partis libéraux qui estiment que la priorité est ailleurs : réaliser des économies dans les dépenses.
Pour rappel, selon nos informations, le gouvernement songe sérieusement à augmenter l’imposition des entreprises qui font de gros bénéfices mais ne paient pas ou peu d’impôts. La mesure déposée sur la table du conclave budgétaire par le parti socialiste prévoit un impôt minimal de 12,5 %, sur une base taxable dont les détails doivent encore être fixés. La mesure rapporterait au moins 150 millions d’euros par an.
Mais pour le vice-premier ministre VLD Alexander De Croo, « en ces temps économiques difficiles, ce ne sont pas de nouveaux impôts qui vont nous aider » à redresser la situation. « Les priorités sont ailleurs, réaliser des économies dans les dépenses, prendre des mesures anticrise », a-t-il indiqué à son arrivée à la réunion du Comité ministériel restreint.
Même son de cloche du côté de son homologue au MR, Didier Reynders selon qui « on est occupé avec les mesures d’économies dans les dépenses, il faut poursuivre le travail ». Au-delà, « il existe d’autres pistes comme la régularisation fiscale », a-t-il poursuivi devant le Lambermont avant de conclure : au final, « on pourra examiner d’autres pistes comme des mesures fiscales mais maintenant c’est trop tôt ».
Commentant les pistes de taxation sur la table, Joëlle Milquet (CDH) a pour sa part estimé qu’il fallait veiller à « un équilibre entre les revenus du travail et ceux du capital ». Laurette Onkelinx (PS) a souligné que de « nouveaux revenus » devaient contribuer à alimenter les ressources de l’Etat.
Adapté de //Le Soir// (Belgique), Nov. 7
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===Texte 3: États-Unis : nouvelle gaffe d'un républicain sur le viol===
Certains hommes politiques républicains ont décidément des idées étranges sur le viol. Lors d'un débat mardi dans l'Indiana au sujet de l'avortement, Richard Mourdock, le candidat républicain au Sénat a déclaré: «Je suis parvenu à la conclusion que la vie est un don de Dieu et je pense que même lorsque la vie commence dans cette situation horrible qu'est le viol, c'est quelque chose que Dieu a voulu.»
Des propos qui rappellent ceux de Todd Akin, autre candidat républicain au Sénat, dans le Missouri, qui avait suscité un tollé en août en assurant que les femmes possédaient des défenses biologiques leur permettant de ne pas tomber enceintes en cas de «viol véritable». Ou encore ceux de Roger Rivard, l'élu républicain du Wisconsin qui avait affirmé en octobre que «certaines filles ont l'accusation de viol facile».
Alors que l'électorat féminin est particulièrement courtisé en vue des différents scrutins organisés le 6 novembre aux Etats-Unis, les démocrates ont immédiatement bondi sur la citation pour dépeindre Mourdock, qui est issu de la mouvance conservatrice du Tea Party, comme un extrémiste.
Le timing n'aurait pas pu être pire pour Mitt Romney. Le candidat républicain à la Maison-Blanche avait en effet lancé la veille une campagne télévisée dans l'Indiana pour apporter son soutien à Richard Mourdock. Si Romney n'a pas pour le moment retiré ce spot, il a pris ses distances avec les déclarations de Mourdock. Dans un communiqué diffusé après le débat, Richard Mourdock a tenté d'apaiser le jeu en criant à la déformation de ses propos.
Adapté du //Figaro//, le 24/10/2012
Certains hommes politiques républicains ont décidément des idées étranges sur le viol. Lors d'un débat mardi dans l'Indiana au sujet de l'avortement, Richard Mourdock, le candidat républicain au Sénat a déclaré: «Je suis parvenu à la conclusion que la vie est un don de Dieu et je pense que même lorsque la vie commence dans cette situation horrible qu'est le viol, c'est quelque chose que Dieu a voulu.»
Des propos qui rappellent ceux de Todd Akin, autre candidat républicain au Sénat, dans le Missouri, qui avait suscité un tollé en août en assurant que les femmes possédaient des défenses biologiques leur permettant de ne pas tomber enceintes en cas de «viol véritable». Ou encore ceux de Roger Rivard, l'élu républicain du Wisconsin qui avait affirmé en octobre que «certaines filles ont l'accusation de viol facile».
Alors que l'électorat féminin est particulièrement courtisé en vue des différents scrutins organisés le 6 novembre aux Etats-Unis, les démocrates ont immédiatement bondi sur la citation pour dépeindre Mourdock, qui est issu de la mouvance conservatrice du Tea Party, comme un extrémiste.
Le timing n'aurait pas pu être pire pour Mitt Romney. Le candidat républicain à la Maison-Blanche avait en effet lancé la veille une campagne télévisée dans l'Indiana pour apporter son soutien à Richard Mourdock. Si Romney n'a pas pour le moment retiré ce spot, il a pris ses distances avec les déclarations de Mourdock. Dans un communiqué diffusé après le débat, Richard Mourdock a tenté d'apaiser le jeu en criant à la déformation de ses propos.
Adapté du //Figaro//, le 24/10/2012
Additions:
===Texte 2 : Brésil : trois proches de l'ex-président "Lula" coupables de corruption===
La Cour suprême du Brésil a reconnu coupables de "corruption active", mercredi 10 octobre, trois des hommes les plus proches de l'ancien président Luiz Inacio "Lula" da Silva – son chef de cabinet, José Dirceu ; l'ex-président de son parti (Parti des travailleurs, PT) José Genoino et l'ex-trésorier du PT Delubio Soares. Il leur est reproché d'avoir participé à un vaste système d'achats de vote au Parlement par le Parti des travailleurs lors des premières années de gouvernement de "Lula" (2003-2010). Les condamnations ne seront connues qu'à la fin du procès, qui peut durer encore des semaines.
Le Parti des travailleurs, toujours au pouvoir avec l'actuelle présidente Dilma Rousseff, n'a pas véritablement souffert de l'onde médiatique du procès fleuve mené par la plus haute instance judiciaire du pays, alors que se déroulent actuellement les élections municipales. S'il éprouve des difficultés dans certaines grandes villes, le PT a progressé de 14 % par rapport à 2008 au premier tour, alors que la popularité de Mme Rousseff est de 77 %.
José Dirceu – 66 ans, ancien bras droit de M. da Silva et principal accusé politique de ce procès qui a commencé au début d'août – est considéré par le rapporteur du procès comme le chef de ce système. M. Dirceu avait été obligé de démissionner en 2005, quand le scandale de corruption avait éclaté, mais il a toujours nié avoir versé des pots-de-vin aux parlementaires. José Genoino, un ancien guérillero de 66 ans, et Delubio Soares sont les deux autres principaux accusés politiques de ce procès qui fait la "une" des médias au Brésil.
Les juges ont statué que tous trois distribuaient de l'argent à des parlementaires par le biais du publicitaire Marcos Valerio dans le but de recueillir illicitement le soutien d'autres partis politiques pour soutenir la coalition du gouvernement fédéral. M. Valerio a été lui aussi reconnu coupable de corruption mardi. Sur les trente-sept accusés dans cette affaire, dite du "mensalao", vingt-deux ont déjà été reconnus coupables.
//Le Monde//, 10 octobre 2012
La Cour suprême du Brésil a reconnu coupables de "corruption active", mercredi 10 octobre, trois des hommes les plus proches de l'ancien président Luiz Inacio "Lula" da Silva – son chef de cabinet, José Dirceu ; l'ex-président de son parti (Parti des travailleurs, PT) José Genoino et l'ex-trésorier du PT Delubio Soares. Il leur est reproché d'avoir participé à un vaste système d'achats de vote au Parlement par le Parti des travailleurs lors des premières années de gouvernement de "Lula" (2003-2010). Les condamnations ne seront connues qu'à la fin du procès, qui peut durer encore des semaines.
Le Parti des travailleurs, toujours au pouvoir avec l'actuelle présidente Dilma Rousseff, n'a pas véritablement souffert de l'onde médiatique du procès fleuve mené par la plus haute instance judiciaire du pays, alors que se déroulent actuellement les élections municipales. S'il éprouve des difficultés dans certaines grandes villes, le PT a progressé de 14 % par rapport à 2008 au premier tour, alors que la popularité de Mme Rousseff est de 77 %.
José Dirceu – 66 ans, ancien bras droit de M. da Silva et principal accusé politique de ce procès qui a commencé au début d'août – est considéré par le rapporteur du procès comme le chef de ce système. M. Dirceu avait été obligé de démissionner en 2005, quand le scandale de corruption avait éclaté, mais il a toujours nié avoir versé des pots-de-vin aux parlementaires. José Genoino, un ancien guérillero de 66 ans, et Delubio Soares sont les deux autres principaux accusés politiques de ce procès qui fait la "une" des médias au Brésil.
Les juges ont statué que tous trois distribuaient de l'argent à des parlementaires par le biais du publicitaire Marcos Valerio dans le but de recueillir illicitement le soutien d'autres partis politiques pour soutenir la coalition du gouvernement fédéral. M. Valerio a été lui aussi reconnu coupable de corruption mardi. Sur les trente-sept accusés dans cette affaire, dite du "mensalao", vingt-deux ont déjà été reconnus coupables.
//Le Monde//, 10 octobre 2012
Additions:
===Texte 1 (exemple de partiel): Meurtre du maire de Nagasaki, le Japon sous le choc===
Le Japon est sous le choc au lendemain de l'assassinat en pleine campagne électorale du maire de Nagasaki par un tueur affilié à la plus grande organisation mafieuse du pays. Iccho Ito, 61 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été abattu de plusieurs coups de feu devant son QG de campagne. Pacifiste convaincu étiqueté indépendant, il briguait un quatrième mandat lors d'un scrutin local prévu dimanche à Nagasaki.
Selon la police, le meurtrier présumé, Tetsuya Shiroo, 59 ans, serait un gangster chevronné du Yamaguchi-gumi, la principale bande de la pègre japonaise. L'enquête est en cours concernant les motifs de son acte, mais selon les médias nippons, l'organisation Yamaguchi aurait été en conflit avec la mairie dans une affaire de marchés publics. La corruption immobilière est une des activités de prédilection des yakuzas, les mafieux japonais.
Déjà en 1990, le prédécesseur de M. Ito, Hitoshi Motoshima, avait été grièvement blessé à l'arme à feu par le chef d'une organisation d'extrême droite, à la suite d'une déclaration qu'il avait faite sur la responsabilité de l'Empereur Hirohito pendant la guerre. (…)
D’après //Libération//, mercredi 18 avril 2007 (197 words)
Le Japon est sous le choc au lendemain de l'assassinat en pleine campagne électorale du maire de Nagasaki par un tueur affilié à la plus grande organisation mafieuse du pays. Iccho Ito, 61 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été abattu de plusieurs coups de feu devant son QG de campagne. Pacifiste convaincu étiqueté indépendant, il briguait un quatrième mandat lors d'un scrutin local prévu dimanche à Nagasaki.
Selon la police, le meurtrier présumé, Tetsuya Shiroo, 59 ans, serait un gangster chevronné du Yamaguchi-gumi, la principale bande de la pègre japonaise. L'enquête est en cours concernant les motifs de son acte, mais selon les médias nippons, l'organisation Yamaguchi aurait été en conflit avec la mairie dans une affaire de marchés publics. La corruption immobilière est une des activités de prédilection des yakuzas, les mafieux japonais.
Déjà en 1990, le prédécesseur de M. Ito, Hitoshi Motoshima, avait été grièvement blessé à l'arme à feu par le chef d'une organisation d'extrême droite, à la suite d'une déclaration qu'il avait faite sur la responsabilité de l'Empereur Hirohito pendant la guerre. (…)
D’après //Libération//, mercredi 18 avril 2007 (197 words)
Additions:
**Cours 2012-2013**
Deletions:
====Texte 1: Irak: la stratégie du rapt, le calvaire des otages ====
Dans une vidéo diffusée samedi 18 septembre par la chaîne Al-Jazira, le groupe a menacé de tuer les trois otages qu'il détient depuis le 16 septembre si les femmes irakiennes détenues dans les prisons d'Abou Ghraib et Oum Qasr ne sont pas libérées.
Durant tout le week-end, les prises d'otages se sont multipliées en Irak. //«Nous avons le droit,// a déclaré un des chefs de la guérilla sunnite irakienne, //de tuer quiconque, même musulman, qui est un espion ou qui aide l'occupant.»//
Reçu dimanche à Londres par Tony Blair, le premier ministre irakien prendra la parole lors de l'Assemblée générale de l'ONU.
====Texte 2: Euromissiles ====
Plus que bienvenue, car elle lui ouvre la possibilité d'un succès de politique étrangère, la proposition soviétique d'accord séparé sur les euromissiles représente aussi, pour M. Reagan, un redoutable test de sa capacité à échapper à la paralysie.
Pour arriver jusqu'à la signature de cet accord dont il aurait tant besoin après l'écroulement de son prestige, le président américain devrait, d'une part, réussir à trancher entre les points de vue opposés de M. Schultz, son secrétaire d'Etat, et de M. Weinberger, son secrétaire à la défense — ce qu'il n'a jamais su faire jusqu'à présent — et, d'autre part, de ne pas encourir le soupçon d'assouplir ses positions parce qu'il est en situation de faiblesse.
Logiquement, l'enjeu devrait être un stimulant puissant. M. Reagan ne joue-t-il pas là sa place dans l'histoire et le climat des vingt mois de pouvoir qui lui restent? En termes de moins en moins élégants, chacun va répétant aujourd'hui qu'il avait finalement, en entrant à la Maison Blanche, atteint son point d'incompétence.
Plus grave encore, dès avant la publication du rapport Tower, 60% des Américains estimaient (sondage du //Los Angeles Times//) qu'il n'y avait, en fait, jamais eu de //«révolution Reagan»//, et le petit tiers qui disait en avoir observé une la considérait comme terminée. Rien d'étonnant donc à ce que, cette semaine, la couverture de //Time// demande //«Peut-il s'en tirer?»//, tandis que celle de //Newsweek// constate, sans point d'interrogation, //«L'échec de Reagan»//.
====Texte 3: Le joyeux saccage du palais présidentiel ====
On défenestre des portraits de Ferdinand et d'Imelda, on brûle des coussins des salons, on jette des balcons les documents trouvés dans les bureaux de l'administration du palais. C'est la liesse plus que la vindicte, l'irrévérence rageuse plus que la fureur destructrice. La foule immense et jubilante envahit Malacanang deux heures à peine après que M. Marcos et sa famille eurent quitté le palais présidentiel à bord de deux hélicoptères militaires. Il est 21 heures et 5 minutes exactement lorsque les deux appareils s'élèvent de la rive de la rivière Pasig, sur laquelle donne le palais, pour s'évanouir dans une nuit de pleine lune en direction de la baie de Manille.
Après quelques affrontements à jets de pierre, qui font des blessés légers, entre la foule des assaillants et le dernier carré des fidèles de Marcos retranchés derrière les grilles de Malacanang, le vieux palais blanc, de style colonial espagnol, est conquis sans résistance. Les soldats ont disparu, laissant chars et automitrailleuses dans le parc. Vers 8h30, les mille «marines» qui gardent M. Marcos depuis trois jours ont commencé à se replier sur le palais et abandonnent leurs positions à l'extrémité des rues y conduisant. Leur mouvement intrigue les habitants du quartier qui commencent à comprendre ce qui était en train de se passer lorsqu'ils entendent le grondement des hélicoptères.
Il ne reste plus alors, dans l'enceinte du palais, qu'une partie des invités de M. Marcos à la cérémonie d'investiture pour ce nouveau mandat de président qui aura duré huit heures.
Adapté de //Le Monde//
====Texte 4: Vox populi ====
Vous savez le formidable prestige dont jouissait la presse aux Etats-Unis depuis le Watergate. Eh bien, c'est fini. Un récent sondage analysé avec lucidité et courage la semaine dernière par //Time Magazine// indique, en effet, que la confiance accordée par les Américains aux médias est tombée de 30% à 13,7%. Ils accusent et les télés et les grands journaux, dont la tendance libérale n'est un secret pour personne, d'être trop systématiquement opposés à la politique de l'administration Reagan.
Ainsi l'interdiction faite à la presse d'accompagner les «marines» à la Grenade n'a-t-elle scandalisé que les journalistes. C'en est au point, explique dans cet article l'un des rédacteurs en chef du //New York Times//, que, aux yeux d'une bonne partie de l'opinion, si les reporters voulaient être de la partie, ce n'est pas pour rendre compte des opérations au peuple, mais «pour les saboter, au contraire, pour les ridiculiser.»
Ajoutez à cela les procès de plus en plus nombreux intentés outre-Atlantique à nos confrères pour leur manque d'objectivité ou leur façon de falsifier les faits, les peines très sévères que leur infligent des jurys impitoyables, et vous mesurerez l'énorme distance qui sépare aujourd'hui les médias—ce quatrième pouvoir—de la //vox populi//.
Belle leçon à ceux qui pensent pouvoir influencer l'opinion à travers la presse, la radio et la télévision.
Adapté de //Le Monde//
====Texte 5: Meurtre du maire de Nagasaki, le Japon sous le choc====
Le Japon est sous le choc au lendemain de l'assassinat en pleine campagne électorale du maire de Nagasaki par un tueur affilié à la plus grande organisation mafieuse du pays. Iccho Ito, 61 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de mardi à mercredi après avoir été abattu de plusieurs coups de feu devant son QG de campagne. Pacifiste convaincu étiqueté indépendant, il briguait un quatrième mandat lors d'un scrutin local prévu dimanche à Nagasaki.
Selon la police, le meurtrier présumé, Tetsuya Shiroo, 59 ans, serait un gangster chevronné du Yamaguchi-gumi, la principale bande de la pègre japonaise. L'enquête est en cours concernant les motifs de son acte, mais selon les médias nippons, l'organisation Yamaguchi aurait été en conflit avec la mairie dans une affaire de marchés publics. La corruption immobilière est une des activités de prédilection des yakuzas, les mafieux japonais.
Déjà en 1990, le prédécesseur de M. Ito, Hitoshi Motoshima, avait été grièvement blessé à l'arme à feu par le chef d'une organisation d'extrême droite, à la suite d'une déclaration qu'il avait faite sur la responsabilité de l'Empereur Hirohito pendant la guerre.
D’après //Libération//
====Texte 6: Berlusconi tend la main aux centristes====
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a tendu la main lundi à tous les centristes et « modérés », y compris en tentant de diviser les rangs de son ex-allié Gianfranco Fini, à la veille d’un vote décisif de motions de confiance au Parlement.
« Il faut reconstruire l’alliance de toutes les forces modérées », a indiqué M. Berlusconi, en offrant « un pacte de législature » à ses ex-alliés de Futur et Liberté pour l’Italie menés par Gianfranco Fini et aux centristes de l’UDC. Il a proposé de les associer au programme des deux dernières années de son mandat d’ici 2013 en promettant de « renforcer l’équipe gouvernementale ».
« Le peuple des modérés nous demande de nous unir pour le bien de l’Italie », a martelé le Cavaliere entré en politique en 1994, estimant personne ne « peut prendre la responsabilité de détruire » ce « patrimoine inestimable ».
M. Fini, président de la Chambre des députés, a quitté pendant l’été le Peuple de la liberté (PDL), parti fondé avec Berlusconi un an plus tôt, qu’il jugeait trop assujetti au magnat et trop indulgent vis-à-vis des soupçons de corruption. Il a retiré ses fidèles du gouvernement le 15 novembre.
====Texte 7 (partiel): Selon Hillary Clinton, le président afghan soutient la stratégie américaine ====
Le président afghan Hamid Karzaï soutient "pleinement" la stratégie des Etats-Unis en Afghanistan, a affirmé dimanche 21 novembre la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, malgré ses récentes critiques contre une présence trop marquée des soldats américains dans le pays.
Dans un récent entretien au //Washington Post//, M. Karzaï avait estimé que les Etats-Unis devaient réduire la visibilité et l'intensité de leurs opérations militaires en Afghanistan. Le président afghan demandait en particulier l'arrêt des opérations des forces spéciales américaines qui, selon lui, exaspèrent les Afghans et pourraient aggraver l'insurrection talibane.
Mme Clinton a souligné que M. Karzaï ne voyait aucun problème à ce qu'un chef taliban soit tué au cours d'un raid, mais qu'il souhaitait que les risques encourus par les civils soient mieux pris en compte.
A Lisbonne, lors du sommet de l'OTAN, les Alliés ont déterminé les modalités d'un retrait progressif d'Afghanistan vers 2014. En marge du sommet, le président américain Barack Obama a reconnu que les discussions avec M. Karzaï pouvaient être "rudes", notamment sur la "question des victimes civiles".
====Texte 8: Le FSM débute sur fond de contestation ====
Le Forum social mondial (FSM) vaste rassemblement annuel d’altermondialistes, débute dimanche à Dakar sur fond de mouvements de contestation dans le monde arabe, particulièrement en Egypte et Tunisie, mais également dans le pays d’accueil, le Sénégal.
Le FSM, qui se tient juste après le Forum économique mondial de Davos, se présente comme le contrepoint à cette réunion du gotha politique et économique mondial dans une station de ski huppée des Alpes suisses.
C’est la deuxième fois depuis sa création en 2001 à Porto-Alegre, que le FSM se réunit en Afrique après celui de Nairobi en 2007, la première fois dans un pays d’Afrique francophone. "L’Afrique illustre l’un des plus grands échecs de trois décennies des politiques néolibérales", indique le dossier de presse du FSM. "En réaction, les mouvements sociaux et les citoyens du monde se joignent aux peuples africains qui refusent de payer le prix des crises actuelles dans lesquelles ils n’ont aucune responsabilité".
Le nord du continent a été depuis décembre 2010 le théatre de mouvements de contestation populaire qui ont abouti le 14 janvier à la fuite du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et ébranlent actuellement le président égyptien Hosni Moubarak.
Cette onzième édition intervient à "un moment historique où tout est explosif", note Pouria Amirshahi, de la délégation du PS français au FSM. Mais dix ans après sa première manifestation à Porto Alegre, le Forum reste un lieu de parole qui n’ébranle pas le capitalisme, dominant dans le monde.
Adapté de //La Tribune de Genève//
====Texte 9: La politique étrangère française à la recherche d'un nouveau souffle====
Six semaines après le renversement du président Ben Ali en Tunisie, Nicolas Sarkozy tente de relancer sa politique étrangère face à la nouvelle donne au sud de la Méditerranée. Après l’allocution télévisée de dimanche et la nomination d’Alain Juppé au Quai d’Orsay, l’heure est clairement à l’exercice de rattrapage.
Confronté à l’« immense bouleversement » qui secoue le monde arabe, le chef de l’État a fixé un cap : « accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d’être libres », « tout faire pour que l’espérance qui vient de naître ne meure pas ». Un échec de ces mouvements, a-t-il ajouté immédiatement, aurait des conséquences « sur des flux migratoires devenus incontrôlables et sur le terrorisme ».
Dans la foulée, le président a demandé une réunion d’un Conseil européen pour adopter une « stratégie commune face à la crise libyenne » et souhaité que l’Europe se dote de « nouveaux outils » pour promouvoir « l’éducation et la formation de la jeunesse » et d’une « politique économique et commerciale pour favoriser la croissance de ces jeunes démocraties qui veulent naître ».
Enfin, Nicolas Sarkozy a annoncé des propositions pour une « refondation » de l’Union pour la Méditerranée, son projet phare très vite tombé en déshérence, après le somptueux sommet de 43 chefs d’État et de gouvernements, le 13 juillet 2008, à Paris.
La feuille de route ainsi tracée suffira-t-elle à relancer une diplomatie française fortement mise à mal par le vent du changement ? Après les cafouillages à répétition sur la Tunisie et la frilosité générale face à des soulèvements qui bousculent le statu quo, Alain Juppé aura fort à faire pour redonner cohérence et crédibilité à l’action extérieure.
Tiré de //La Croix//
====Texte 10: Le Pen aux migrants : « L’Europe ne peut plus vous accueillir »====
« L’Europe n’a pas la capacité de vous accueillir », a lancé la dirigeante de l’extrême droite française, Marine Le Pen aux migrants de Lampedusa, lundi lors d’une visite éclair sur la petite île italienne où elle a été accueillie par une manifestation antiraciste.
« J’ai beaucoup de compassion pour vous. Mais l’Europe n’a pas la capacité de vous accueillir, nous n’avons plus les moyens financiers », a-t-elle déclaré à deux représentants des milliers de migrants arrivés ces dernières semaines sur cette côte en provenance de Tunisie.
La présidente du Front national (FN) effectuait cette visite très médiatisée de trois heures à Lampedusa pour « attirer l’attention » sur l’afflux d’étrangers qui selon elle, pourraient « demain se compter en centaines de milliers ».
Après une visite d’environ une heure dans le centre de réfugiés, où elle a rencontré les deux porte-paroles, Mme Le Pen a tenu une conférence de presse devant une cohue de plusieurs dizaines de journalistes venus de plusieurs pays européens. « Mon objectif n’est pas de faire de la propagande. Je préfère leur dire la vérité, l’Europe est en situation d’appauvrissement », a-t-elle répété.
Tiré de //Le Soir// (Belgique)
====Texte 11: Berlusconi pour la première fois en 8 ans devant ses juges====
Terminées les pirouettes législatives pour échapper à la justice. Silvio Berlusconi s'est présenté lundi pour la première fois en huit ans devant un tribunal, celui de Milan en l'occurence. Il était convoqué pour une audience préliminaire, la première d'une série de quatre ou cinq qui décidera s'il doit être jugé, concernant son implication dans l'affaire Mediatrade. Dans ce dossier d'abus de confiance, Berlusconi est accusé de s'être «approprié indûment» des fonds de la société Mediatrade, l'une des filiales de son empire médiatique. L'audience s'est tenue à huis clos.
Avant de se rendre au tribunal, il Cavaliere avait dénoncé néanmoins dans un appel téléphonique adressé à l'une de ses chaînes privées, Canal Cinque, des «accusations ridicules et infondées». Sans faillir à ses habitudes, il s'en est pris à ses opposants de gauche, affirmant qu'en «Italie, le communisme n'a jamais changé : il y a encore des gens qui utilisent le code pénal comme instrument de lutte idéologique».
Les diverses lois adoptées par son gouvernement (notamment la loi Alfano en 2008) lui accordant l'immunité pénale le temps de son mandat, ont été en partie abrogées par la Cour constitutionnelle. Les poursuites et procès à son encontre, suspendus ces trois dernières années, ont pu ainsi reprendre.
Adapté de //Le Figaro//
====Texte 12: Affaire Bertin Agba : Un vaste réseau d’escrocs internationaux démasqué====
L’arrestation de l’homme d’affaire togolais Sow Bertin Agba le 7 mars dernier continue d’agiter la vie socio-politique au pays de Eyadèma Gnassingbé. Pour cause, le Directeur Général d’OPS Sécurité est au centre de l’épineuse question de la violation des Droits de l’Homme au Togo. Les mauvais traitements dont il a fait l’objet à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) et le flou qui entoure les raisons de son arrestation suscitent autant d’interrogations. On ne le dira jamais assez, quelle que soit la nature du crime reproché à M. Agba, il est important que tous ses droits soient respectés et qu’il soit jugé dans les conditions requises par la justice togolaise.
Au terme de nos investigations, il ressort qu’il s’agit d’une escroquerie internationale perpétrée contre des citoyens américains qui implique, en dehors de M. Agba, l’armée togolaise et certaines chancelleries. La bande d’arnaqueurs a bénéficié du concours de certaines sommités du pouvoir togolais et de certains ambassadeurs dont un en poste à Lomé est venu d’un Etat de l’Afrique Centrale. Dans cette « affaire Bertin Agba », l’image de l’armée togolaise est écornée à travers un colonel bien connu dans les affaires louches.
Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, également ministre de la Défense et des Anciens Combattants s’est souvent montré préoccupé par le phénomène de la corruption. Mais, ses discours sont aux antipodes de la réalité.
Le 25 mars dernier lors de la mise en place du Conseil Présidentiel des investisseurs, le président a déclaré : « mon gouvernement et moi-même sommes déterminés à œuvrer sans relâche pour circonscrire et endiguer le phénomène de la corruption qui constitue un véritable cancer pour les économies de nos pays ».
Adapté de //Ici Lomé//