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Auteurs-traducteurs : la fabrique de l’écrivain

8-9 janvier 2016

Mis en ligne par : Laetitia Sansonetti . Mise à jour: 13 octobre 2015.

Colloque organisé dans le cadre des activités du groupe TRILL par Christine Berthin et Laetitia Sansonetti

PROGRAMME

Vendredi 8 janvier (bât. B, salle des conférences)

10h15 – Ouverture par Cornelius Crowley, directeur du CREA

10h30-11h30 – Conférence de Jacques Darras (poète, essayiste, traducteur), « Traduire du français en français » – séance présidée par Jean-Michel Déprats

Pause

11h45-12h50 – Traduire pour affirmer son autorité – séance présidée par Jean-Michel Déprats

Pause déjeuner

14h30-15h30 – Conférence de Jean-Jacques Lecercle (Émérite, Université Paris Ouest Nanterre), « La traduction saisie par le nonsense  » – séance présidée par Christine Berthin

Pause

15h45-17h20 – Quelle autorité pour le traducteur ? – séance présidée par Christine Berthin

17h30-18h15 – Conversation, Henri Justin (Émérite, Université d’Orléans) avec Anne Battesti (Université Paris Ouest Nanterre), « Traduire Poe »

Samedi 9 janvier (bât. V, amphi. Robert Merle)

9h45-10h45 – Conférence de Claro (écrivain, traducteur, éditeur), « Double clavier » – séance présidée par Serge Chauvin

Pause

11h-12h45 – Du traducteur à l’auteur – séance présidée par Jean-Jacques Lecercle

Pause déjeuner

14h-15h10 – Auteur-traducteur et auto-traducteur – séance présidée par Cornelius Crowley

Pause

15h20-16h30 – Quand l’auteur se revendique traducteur – séance présidée par Laetitia Sansonetti

16h30 – Clôture

TEXTE DE CADRAGE

Le point de départ des réflexions que cette conférence se propose de mener est une question essentielle de la traduction littéraire : qui est l’auteur d’un texte traduit ? Si l’on attend du traducteur professionnel qu’il s’efface, se rende « invisible », la situation change lorsque celui qui remplit la fonction de traducteur est lui-même auteur. Dans le cas de l’auteur-traducteur, on se demandera comment la pratique de traduction s’articule à l’affirmation d’une autorité littéraire.
Deux aspects seront envisagés :
Traduction et écriture  : pour certains auteurs, la traduction s’apparente à un exercice de style, un moyen de se réapproprier la langue maternelle en l’abordant depuis une perspective extérieure. De manière inverse, la traduction peut être une façon d’imposer son propre style d’auteur à l’œuvre d’un autre, transformant à jamais sa réception. Enfin, dans le dialogue qui se noue entre deux auteurs à travers le processus de traduction d’une œuvre, la notion de communauté d’écrivains, qu’elle soit synchronique ou diachronique, conditionne également le développement de l’auteur traduisant qui reconnaît dans l’auteur traduit un frère de plume par-delà les différences linguistiques.
Littérature traduite et autorité  : sur le marché littéraire, l’œuvre traduite peut apparaître comme une production mineure, minoritaire, marginale du fait de sa nature dérivée. Pourtant, traduire un classique, pour un auteur encore inconnu, est un moyen efficace de se faire connaître en bénéficiant de la popularité d’un auteur déjà reconnu. Réciproquement, des auteurs confirmés ont pu vouloir faire partager à leurs compatriotes leur passion pour une littérature ou un auteur méconnus du grand public parce que jamais traduits. On s’intéressera également aux cas des traducteurs qui font autorité dans le domaine de la traduction sans pour autant être auteurs d’œuvres indépendantes : quel est donc ce statut d’autorité que leur confère la pratique de la traduction ?

Pour venir à Nanterre : http://www.u-paris10.fr/l-universite/venir-a-paris-ouest-nanterre-la-defense-146044.kjsp?RH=1253624148651
Pour assister au colloque, contacter les organisatrices