[ fr ]

Colloque international de linguistique GReG PLS IV

6-7 novembre 2015

Mis en ligne par : Martine Sekali . Mise à jour: 24 septembre 2015.

Colloque International de Linguistique GReG PLS IV
Marqueurs et structures : quelles articulations dans la (re)construction du sens ?
Markers and structures : how do they interact in meaning construction ?

6—7 novembre 2015

Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Département des langues.

Bâtiment V salle V-R14 (Rez de Chaussée)

Programme à télécharger ci-contre

PROGRAMME GReG PLS IV

Livret de résumés à télécharger ci-contre

Livret de résumés

Les photos du colloque ici : https://goo.gl/photos/yJZ15ct4QeAwGA217

Veuillez vérifier régulièrement cette page pour les détails de cet événement)

[Groupe GReG. EA CREA 370. En partenariat avec le Laboratoire MoDyCo.

Il s’agit ici de poursuivre la réflexion sur le paramétrage de la (re)construction du sens, activité langagière dynamique dans laquelle la distinction de niveaux d’analyse morphosyntaxique, sémantique, prosodique et pragmatique, n’est plus pertinente (cf. les publications issues des trois colloques PLS précédents, Corela 2011, Mapping parameters of Meaning 2012 et Linx 2015 n°66-67 et Canadian Journal of Linguistics à paraître).
Le colloque PLS IV portera sur les articulations entre certains marqueurs linguistiques et les « collocations » dans lesquelles ils apparaissent de manière plus ou moins régulière et libre ou au contraire figée à différents degrés.
En lien avec ce questionnement métalinguistique et théorique, à la lumière de différentes approches théoriques, nous aimerions aussi revenir sur les concepts d’« inscription » ou d’« instanciation » dans ces constructions ou paradigmes plus ou moins figés, concepts qui semblent sous-entendre un modèle statique comprenant des « places vides », ou « slots ».
Les concepts mêmes de « marqueur » et de schème opératoire (ou de « forme schématique » en TOPE), seront si possible précisés autour de questions telles que : existe-t-il une différence entre marqueurs « grammaticaux » et marqueurs « lexicaux » ? (cf. les travaux de de Vogüé 2004, sur fil, de Legallois 2012 sur les colligations, de de Vogüé et Paillard (1997), ou de Bolly 2012 sur prendre (prendre racine, prendre vie, prendre la vie de quelqu’un)). La prosodie peut-elle également être considérée comme un marqueur ? Peut-on parler de « marqueurs complexes » trace d’une opération unique ? Comment les chaînes d’opérations sont-elles déclenchées ? Existe-t-il des structures sans marqueurs et qu’est-ce qu’un marqueur isolé de toute structure ? Peut-on parler, pour la parataxe et l’hypotaxe de « structures traces d’opérations » distinctes ? Dans ce cas, comment s’y articulent les conjonctions qui les construisent ? Comment joue l’asyndète ? Quel empan textuel considérer, au-delà de l’énoncé ?
On en arrive à une question essentielle dans la (re)construction du sens : peut-on parler d’« opérations de marqueurs » et d’« opérations de structures » qui interagissent ? Ceci suggèrerait que l’on puisse considérer des « opérations de structures », ou des formes schématiques larges, qui ne soient pas réductibles à l’agencement des opérations de marqueurs qui les constituent, mais qui seraient en « synergie » avec ces opérations de marqueurs : les « structures » seraient des traces d’opération à part entière, ayant elles-aussi une capacité intégrative différentielle, ce qui impliquerait également une interaction avec des paradigmes d’opérations de marqueurs ?
Nous souhaitons confronter les théories et leurs manières d’aborder ces « agencements » plus ou moins réguliers (grammaires des constructions, TOPE, etc.). Ceci pourra être fait à travers des analyses synchroniques de faits de langue, mais aussi diachroniques – l’analyse de phénomènes de lexicalisation/grammaticalisation pourrait en effet contribuer à la discussion sur l’articulation marqueurs/structures. On pourra également traiter des phénomènes d’acquisition des langues 1 ou 2 pour lesquels ces concepts semblent centraux dans les premiers temps des processus d’appropriation en particulier.

Références
Anscombre, J.-C. (2001). « L’analyse de la construction ’En tout N’ par D. Leeman : quelques remarques », Travaux de linguistique, 42-43, 183-197.
Bolly, C. (2010a). "Flou phraséologique, quasi-grammaticalisation et pseudo marqueurs de discours. Un no man’s land entre syntaxe et discours ?". In V. Conti, G.
Corminbœuf & L. A. Jonhsen (eds.), Entre syntaxe et discours. Eclairages épistémologiques et descriptions linguistiques, 2010, LINX 62-63, 11-39.
Bottineau, D. (2013). « L’opérateur en en linguistique instructionnelle enactive », Langue Française /2, 178 (2013) 41-58.
Legallois, D., 2012, « La colligation : autre nom de la collocation grammaticale ou autre logique de la relation mutuelle entre syntaxe et sémantique ? », in Mayaffre, D. & Viprey, J.-M. (éds), La cooccurrence, du fait statistique au fait textuel, Revue CORPUS, 11, http://corpus.revues.org/2202.
Legallois, D. & J. François (éds) (2006) Autour des grammaires de constructions et de patterns » , Cahier du Crisco, 21.de Vogüé, S (2004), Variation sémantique et syntaxique des unités lexicales : étude de six verbes français, LINX 50, p. 135-167.
de Vogüé, S., & Paillard, D. (1997). Identité lexicale et hétérogénéité de la variation co-textuelle, le cas de suivre. Co-texte et calcul du sens, 41-61.

Les langues du colloque seront le français et l’anglais.

Comité scientifique

Jean Albrespit, Université de Pau et des Pays de l’Adour
Annie Bertin, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense
Claude Delmas, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Alain Deschamps, Université Paris Diderot – Paris 7
Christine Dimroth, Université d’Osnabrück, Allemagne
Lionel Dufaye, Université Paris Est – Marne La Vallée
Eric Gilbert, Université de Caen – Basse Normandie
Henriette Hendrix, Université de Cambridge, Royaume-Uni
Wolfgang Klein, Max Planck Institute, Nimègue, Pays-Bas
Alice Krieg-Planque, Université Paris Est – Créteil Val de Marne
Maarten Lemmens, Université Lille 3
Clara Lorda, Université Pompeu Fabra, Barcelone
Monique de Mattia-Viviès, Université Aix-Marseille
Jean-Marie Merle, Université de Nice Sophia Antipolis
Aliyah Morgenstern, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
Catherine Paulin, Université de Franche-Comté
Graham Ranger, Université d’Avignon
Françoise Sully-Nylander, Université de Stockholm, Suède
Sarah de Vogüe, Université Paris Ouest – Nanterre – La Défense

INFOS PRATIQUES

GReG PLS4 Practical Info
Plan Campus Paris Ouest

HOTELS Paris

Hôtels Paris

CONTACTS  : sekali@u-paris10.fr,anne.trevise@wanadoo.fr

Organisateurs  : Groupe de recherche GReG, Martine Sekali, Anne Trévise