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Le plagiat

Mise à jour: 8 septembre 2010.

1. Qu’est-ce que le plagiat ?

a. Le plagiat est l’action d’un plagiaire, de celui qui s’approprie des portions de livres. Le plagiat est incontestablement un des délits les plus graves qui puissent se commettre dans la république des lettres, et il y faudrait un tribunal souverain pour le juger. [Bonnet, Lett. div. Oeuv. t. XII, p. 206, dans POUGENS]

b. Le plagiat est un passage pillé d’un ouvrage.

c. Le plagiaire est celui qui prend, dans un ouvrage qu’il ne cite pas, des pensées, des expressions remarquables, ou même des morceaux entiers.
[définitions du Littré]

À l’Université, le plagiat consiste à recopier des idées ou des passages entiers relevés dans des ouvrages ou sur Internet et à les présenter comme ses propres idées. Il s’agit donc de voler les idées et/ou les mots de quelqu’un d’autre et de se les approprier. Le plagiat est donc une forme de triche.

2. Comment reconnaître le plagiat ?

Il est parfois difficile de savoir si l’on est coupable de plagiat ou non lorsque l’on s’inspire de documents pour un travail à la maison. Quelle différence entre « s’inspirer de documents » et « plagier des documents » ?

Exemples d’utilisations acceptables ou non d’un document
(voir http://www.uottawa.ca/plagiat.pdf)

Voici un texte dont on souhaite s’inspirer pour un devoir, par exemple :

« Bien qu’elles représentent partout plus de la moitié de la population, les femmes comptent rarement plus qu’une poignée de représentantes dans la classe dirigeante politique. Il y a peu d’aspects de la vie en société où la domination des hommes se fait davantage sentir que dans le domaine électoral. Depuis quelques décennies, les femmes sont de plus en plus nombreuses à embrasser des professions traditionnellement réservées aux hommes ; pourtant, l’accession à une charge législative demeure un objectif inaccessible pour la très grande majorité des Canadiennes. »

Brodie, Janine & Célia Chandler, « Les femmes et le processus électoral au Canada » in K. Megyery, Les Femmes et la politique canadienne, Toronto, Dundern Press, 1991, 3-4.

Voici différentes utilisations de ce texte :

1. Même si les femmes représentent partout plus de la moitié de la population, elles comptent rarement plus qu’une poignée de représentantes dans la classe dirigeante politique. Il y a peu d’aspects de la vie en société où la domination des hommes se fait davantage sentir que dans le domaine électoral. Depuis quelques décennies, les femmes sont de plus en plus nombreuses à embrasser des professions traditionnellement réservées aux hommes ; pourtant, l’accession à une charge législative demeure un objectif inaccessible pour la très grande majorité des Canadiennes.

PLAGIAT : l’extrait a été recopié sans guillemets et sans aucune mention de la source.

2. Même si les femmes constituent plus de 50 % de la population, il est rare qu’elles possèdent des postes élevés dans le domaine de la politique. En fait, la domination des hommes peut être plus facilement perçue dans le domaine électoral. Cependant, même si, depuis quelques dizaines d’années, les femmes occupent de plus en plus de postes qui étaient dominés par les hommes, il demeure qu’il est très difficile pour les femmes canadiennes d’accéder à des postes législatifs.

PLAGIAT : on a remplacé les mots d’origine par des synonymes, mais ce n’est pas une réelle reformulation ; c’est de la paraphrase. De plus, la source n’est pas mentionnée et il n’y a pas de guillemets.

3. Même si les femmes représentent plus de 50 % de la population, elles comptent rarement plus qu’une poignée de représentantes dans la classe dirigeante politique. En fait, c’est dans le domaine électoral que la domination des hommes se fait davantage sentir. Cependant, même si depuis quelques dizaines d’années, les femmes occupent de plus en plus de postes traditionnellement réservés aux hommes, l’accession à une charge législative demeure un objectif inaccessible pour la plupart des Canadiennes (Brodie, 1991 : 3).

PLAGIAT : même si la source est mentionnée, les mots en caractères gras sont empruntés au texte d’origine, sans guillemets.

4. Selon Brodie, « [B]ien qu’elles représentent partout plus de la moitié de la population, les femmes comptent rarement plus qu’une poignée de représentantes dans la classe dirigeante politique. Il y a peu d’aspects de la vie en société où la domination des hommes se fait davantage sentir que dans le domaine électoral ». (1991 : 3)

ACCEPTABLE : la source est mentionnée et le texte emprunté est placé entre guillemets.

5. Comme le rappelle Brodie (1991 : 3), de plus en plus de femmes occupent des postes dominés par les hommes et « l’accession à une charge législative demeure un objectif inaccessible pour la très grande majorité des Canadiennes ».

ACCEPTABLE : la source est mentionnée, les passages empruntés au texte d’origine sont placés entre guillemets et les idées essentielles sont reformulées et synthétisées.

6. Selon Brodie (1991), même si les femmes accèdent de plus en plus à des postes jadis dominés par les hommes, elles demeurent très sous-représentées dans le domaine de la politique.

ACCEPTABLE : les idées du texte d’origine sont résumées et reformulées ; la source est mentionnée.

3. Comment eviter le plagiat ?

Si vous souhaitez utiliser un document que vous avez trouvé dans un ouvrage publié ou sur Internet, il faut :

- placer le passage emprunté entre guillemets
- et donner la référence complète de la source (auteur, titre de l’ouvrage ou de l’article, date, pages…)

OU
- reformuler entièrement le passage, sans paraphraser (pas de guillemets)
- et donner la référence complète de la source.

Si vous souhaitez utiliser des sources trouvées sur Internet, pensez à :

  1. vérifier la pertinence et le sérieux du site sur lequel se trouve l’information qui vous intéresse,
  2. citer la source (auteur, site) et utiliser des guillemets si vous empruntez un passage tel quel.

Important :

Notez que recopier un article de Wikipédia relève du plagiat.

Toute forme de copier-coller à partir de documents trouvés sur Internet relève du plagiat.

N’oubliez pas qu’il est très facile à vos enseignants de repérer les cas de plagiat grâce aux moteurs de recherche sur Internet et grâce à des logiciels anti-plagiat.

4. Que risque-t-on en cas de plagiat avere à l’Université Paris Ouest ?

Le plagiat est un délit qui peut être poursuivi par les tribunaux. Dans certains cas, l’Université peut décider de porter plainte contre des étudiants fraudeurs.

Un cas de plagiat avéré peut aussi être porté à l’attention de la commission disciplinaire de l’Université Paris Ouest, qui décidera des sanctions à appliquer (avertissement, nullité de l’épreuve incriminée ou de l’ensemble de la session d’examen, exclusion de l’établissement…).

Si vous effectuez un séjour à l’étranger, sachez que les universités étrangères appliquent des sanctions similaires – voire souvent plus sévères encore dans les pays anglo-saxons – et que vous pouvez être renvoyé en France s’il est démontré que vous avez plagié.